Parce que depuis le 11 avril 2011, la démocratie est morte en Côte d'ivoire. Parce que le pluralisme politique n'existe plus en Côte d'ivoire. Parce que la pensée unique est devenue la règle en Côte d'ivoire. Parce que les miliciens de alassane ouattara tuent ceux qui ne leur ressemblent pas en Côte d'ivoire, nous avons décidé de ne pas nous taire. Ainsi, tous les mardis, nous vous proposons de lire l'éditorial de Georges Taboah. Anicet Djéhoury, Anne Bonsergent, Chantal Miézan et Henry Agré vous apporteront leurs analyses selon l'actualité.

samedi 2 janvier 2016

Un nouveau livre sur Laurent Gbagbo dans les librairies.

Mon cadeau de Nouvel An à vous est un nouveau livre a paraître bientôt ( le 16 janvier 2016).
Merci de lui réserver un accueil chaleureux.


samedi 21 novembre 2015

L'explosif en suppositoire, pire cauchemar de la police des airs et des frontières


EXCLUSIF - Dans le cadre de leurs échanges d'informations, les services de renseignement se diffusent la photo d'un "explosif intrarectal" utilisé par les terroristes d'al-Qaida.

Un boudin blanc ragoûtant de plus de 40 cm introduit dans le rectum du kamikaze et relié à un téléphone mobile désossé. L'appareil téléphonique programmé ou appelé à distance enverra le courant électrique nécessaire à la mise à feu. Le Figaro a eu la photo de «l'explosif intrarectal», appelé aussi ironiquement «l'explosif en suppositoire» par les experts antiterroristes. Un document qui a vocation à circuler entre les services de renseignement pour former les personnels spécialisés à la détection de cette menace.

En 2009, Le Figaro avait révélé le risque d'attentats à base d'explosifs «en suppositoire», après la tentative d'attentat islamiste, le 28 août de cette année-là, au palais du prince Mohammed bin Nayef, responsable de la lutte antiterroriste en Arabie saoudite et, par ailleurs, fils du ministre de l'Intérieur du royaume. Mais la photo de l'engin de mort, saisi, il y a quelques années, sur un islamiste dont le nom n'a pas été révélé, n'avait jamais été diffusée.

Des explosifs liquides indétectables

En 2010, Le Figaro avait aussi révélé que les terroristes islamistes tentaient d'utiliser des «chiens kamikazes», en leur cousant l'explosif dans l'abdomen. Il y eut ensuite une variante, avec les «seins explosifs», où le silicone des prothèses mammaires de femmes kamikazes est remplacé par une bombe liquide. «Ce procédé est d'autant difficile à détecter que l'opération d'implantation peut avoir lieu longtemps à l'avance, tandis que les explosifs introduits par voie rectale chez l'homme ou placés dans les animaux sont rarement opérants au-delà de 30 heures, puisque le porteur est sujet à une occlusion intestinale et que l'animal meurt peu de temps après l'opération», explique un expert.

Depuis quelques jours, les États-Unis ont alerté sur le risque de voir employé désormais des explosifs liquides indétectables. Ces nouveaux produits ne nécessiteraient que de faibles quantités pour un usage terroriste dans un avion pressurisé, par exemple. D'où la vigilance accrue des autorités et les mesures de sûreté renforcées en Amérique et en France. La menace de «l'explosif en suppositoire» est cependant toujours valable, assurent les experts.

Jean-Marc LECLERC, le 04.07.2014.
Source : lefigaro.fr

vendredi 20 novembre 2015

« Nous payons les inconséquences de la politique française au Moyen-Orient »

Laurent Fabius et le ministre du pétrole saoudien  Ali al-Naimi  le 8 novembre à Paris.
Laurent Fabius et le ministre du pétrole saoudien Ali al-Naimi le 8 novembre à Paris. 

   Soyons réalistes, demandons l’impossible, clamaient dans les rues de Paris les utopistes de mai 1968. Etre réaliste aujourd’hui, c’est réclamer à ceux qui gouvernent d’aller aux racines de ce mal qui, le 13 novembre, a tué au moins 129 personnes dans la capitale française. Elles sont multiples, et il n’est pas question d’en faire ici l’inventaire. Nous n’évoquerons ni l’abandon des banlieues, ni l’école, ni la reproduction endogamique d’élites hexagonales incapables de lire la complexité du monde. Nous mesurons la multiplicité des causes de l’expansion de l’islamisme radical.
   Comme nous savons à quel point l’étroitesse des rapports entretenus dans tout le monde arabe entre les sphères politique et religieuse a pu faciliter son émergence, nous n’avons aucune intention simplificatrice. Mais, aujourd’hui, c’est la politique internationale d’une France blessée, et de l’ensemble du monde occidental, que nous voulons interroger.
   Sur l’islamisme d’abord. Depuis le début de sa montée en puissance, dans les années 1970, les dirigeants occidentaux se sont convaincus qu’il devenait la force politique dominante du monde arabo-musulman. Addiction au pétrole aidant, ils ont renforcé le pacte faustien les liant aux Etats qui en sont la matrice idéologique, qui l’ont propagé, financé, armé. Ils ont, pour ce faire, inventé l’oxymore d’un « islamisme modéré » avec lequel ils pouvaient faire alliance.

   Le djihadisme est avant tout l’enfant des Saoud et autres émirs auxquels elle se félicite de vendre à tour de bras ses armements sophistiqués. On ne veut pas voir que la même idéologie les anime.

   Le soutien apporté ces derniers mois au régime turc de M. Erdogan dont on connaît les accointances avec le djihadisme, et qui n’a pas peu contribué à sa réélection, en est une des preuves les plus récentes. La France, ces dernières années, a resserré à l’extrême ses liens avec le Qatar et l’Arabie saoudite, fermant les yeux sur leur responsabilité dans la mondialisation de l’extrémisme islamiste.
   Le djihadisme est avant tout l’enfant des Saoud et autres émirs auxquels elle se félicite de vendre à tour de bras ses armements sophistiqués, faisant fi des « valeurs » qu’elle convoque un peu vite en d’autres occasions. Jamais les dirigeants français ne se sont posé la question de savoir ce qui différencie la barbarie de Daesh de celle du royaume saoudien. On ne veut pas voir que la même idéologie les anime.

   Cécité volontaire

   Les morts du 13 novembre sont aussi les victimes de cette cécité volontaire. Ce constat s’ajoute à la longue liste des soutiens aux autres sanglants dictateurs moyen-orientaux – qualifiés de laïques quand cela convenait – de Saddam Hussein à la dynastie Assad ou à Khadafi – et courtisés jusqu’à ce qu’ils ne servent plus. La lourde facture de ces tragiques inconséquences est aujourd’hui payée par les citoyens innocents du cynisme à la fois naïf et intéressé de leurs gouvernants.
   L’autre matrice du délire rationnel des tueurs djihadistes est la question israélo-palestinienne. Depuis des décennies, les mêmes dirigeants occidentaux, tétanisés par la mémoire du judéocide perpétré il y a soixante-dix ans au cœur de l’Europe, se refusent à faire appliquer les résolutions de l’ONU susceptibles de résoudre le problème et se soumettent aux diktats de l’extrême droite israélienne aujourd’hui au pouvoir, qui a fait de la tragédie juive du XXe siècle un fonds de commerce.
   On ne dira jamais assez à quel point le double standard érigé en principe politique au Moyen-Orient a nourri le ressentiment, instrumentalisé en haine par les entrepreneurs identitaires de tous bords. Alors oui, soyons réalistes, demandons l’impossible. Exigeons que la France mette un terme à ses relations privilégiées avec l’Arabie saoudite et le Qatar, les deux monarchies où l’islam wahhabite est la religion officielle, tant qu’elles n’auront pas coupé tout lien avec leurs épigones djihadistes, tant que leurs lois et leurs pratiques iront à l’encontre d’un minimum décent d’humanité.
   Exigeons aussi de ce qu’on appelle « la communauté internationale » qu’elle fasse immédiatement appliquer les résolutions des Nations unies concernant l’occupation israélienne et qu’elle entérine sans délai la création trop longtemps différée de l’Etat palestinien par le retour d’Israël dans ses frontières du 4 juin 1967.
   Ces deux mesures, dont riront les tenants d’une realpolitik dont on ne compte plus les conséquences catastrophiques, n’élimineront pas en un instant la menace djihadiste, aujourd’hui partout enracinée. Mais elles auront l’immense mérite d’en assécher partiellement le terreau. Alors, et alors seulement, les mesures antiterroristes prises aujourd’hui en l’absence de toute vision politique pourraient commencer à devenir efficaces.

   Sophie Bessis et Mohamed Harbi (Historiens)

   Source : lemonde.fr

mardi 3 novembre 2015

L'éditorial de Georges Taboah : l'objet de notre lutte demeure le même : l'indépendance ivoirienne

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On naît leader, on ne le devient pas. La lutte continue.
   Le chantier de la lutte de libération de la Côte d'ivoire que nous avons commencé est très vaste. A son entame, des maîtres-mots ainsi que des termes aux accents valeureux ont fait corps avec nous. Ce lexique d'un combat dont la seule noblesse crée une émulation chevaleresque, possède également l'art de perforer la carapace des pires dictatures. L'idéal égalitaire et les contraintes qu'imposent les protocoles démocratiques nous ont accompagnés au moment où, d'autres enfants de notre pays jubilaient de voir nos camarades tomber sous les balles assassines de la force Licorne, dirigée alors de mains colonialistes par le général Henri Poncet. Aussi, l'immensité du chantier dont l'importance n'a pas de limite en temps, en heures et en sacrifices pour ses acteurs que nous sommes, devrait conditionner notre quotidien. Sans lâcheté. Sans artifices superflus. En puisant au plus profond de nous-mêmes, dans cette ancienneté de réflexion qu'offre la sagesse sentencielle africaine, nous saurons que le recul de bélier n'a rien à voir avec son combat. Mais surtout, nous serons en symbiose avec la cause que nous avons embrassée dès lors que nous comprenons le signifiant de l'homme patient qui finit par enlever les poils sur un œuf. Jadis, les luttes épiques de nos aïeux ont fait d'eux des symboles de détermination qui nous font pâlir d'envie quand on évoque leur parcours. Individuellement et collectivement, rien ne dit que d'autres Marie Koré puis d'autres Gnazé Kragbé, nos héros qui ont défié les colons sans fléchir, ne se trouvent parmi nous. Georges Taboah.

dimanche 1 novembre 2015

Libres aujourd'hui, libres demain, libres toujours.

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Au tournant du siècle dernier, lorsque l'Allemagne Hitlérienne avait occupé la France et réduit militairement au silence la plupart des pays d'Europe, puis s'était alliée à l'Italie de Benito Mussolini, la propagande journalistique allemande tirait à boulet rouge sur tous ceux qui lui résistaient dans les pays conquis par le troisième Reich. En s'organisant, en s'unissant afin de contrer l'inacceptable, les résistants d'Europe, nous dit-on encore aujourd'hui, avaient fait oeuvre utile. Je le pense aussi sincèrement et j'y ajoute que nos grands-parents qui, par centaines de milliers, ont été invités par la France à l'aider dans son offensive contre l'Allemagne, ont fait éviter aux français une plus grande humiliation. Faudrait-il ajouter que le périple allemand a vu un gros pourcentage des fils et filles de France prendre fait et cause pour l'occupant? Pis, ceux que le lexique a appelés plus tard les collabos, ont dénié à leurs compatriotes le droit de se défendre contre toutes les brimades qui leur étaient imposées durant cette inacceptable mission d'assujettissement de l'homme par l'homme ! Y voir le parallèle avec ce que nous subissons aujourd'hui en Côte d'ivoire n'est en rien une exagération. A l'unisson, les médias français, à la suite de leurs hommes et femmes politiques, portent le glaive de la propagande contre nos envies de Liberté. De surcroît, il est même très effrayant d'entendre certains de nos compatriotes Ivoiriens jeter la pierre à ceux qui, bon an mal an, parmi nous, luttent contre l'occupation française de nos terres tout en y pillant sans vergogne les ressources qui s'y trouvent. Etant entendu qu'il n'a jamais été prouvé nulle part que, naturellement, il y a des peuples inférieurs et d'autres qui leur seraient supérieurs, notre droit de disposer de nous-mêmes ne doit souffrir aucune contestation. Notre auguste devoir d'êtres humains pensants est de résister, par tous les moyens nécessaires, contre toutes les formes de soumission que d'aucuns veulent nous imposer. En comprenant cela, il sera aisé pour quiconque parmi nous qui voudrait faire la politique, d'être en adéquation avec les notions de Liberté et de Justice. Dans le cas contraire, le politique éventuel aura failli à sa première mission sur terre, celle d'être lui-même un homme Libre. Georges Taboah.

mardi 27 octobre 2015

L'éditorial de Georges Taboah : la mascarade du 25 octobre a eu lieu.

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Sans dire un mot, son ombre à elle seule a gagné les élections en Côte d'ivoire.
Façonner le corps d'un âne en le grimant avec une crinière de pur-sang ne fera jamais de lui, ni un cheval de course ni un étalon reproducteur. Cette image n'aurait pas été reniée par aucun de nos ancêtres qui ont offert une résistance farouche aux pénétrations coloniales sur nos terres. Et s'il est accrédité qu'en forgeant on devient forgeron, l'éventuel apprenti forgeron doit avoir le don de distinguer la ferraille de la liane. En s'imposant dans le landerneau politique ivoirien par le coup d'état qui s'est mué en la rébellion du 19 septembre 2002, Dramane Alassane Ouattara n'est pas devenu pour autant un politique. A tout jamais, il est resté dans le sous-sol du métier de politique, cherchant des sicaires et des barbouzes, prêt à verser le sang de ses contradicteurs. De plus, en décidant d'en faire un président de république par tous les moyens nécessaires au soir du 11 avril de toutes les humiliations de notre peuple, la France des méthodes esclavagistes en Afrique s'est d'abord ressemblée à elle-même. Ensuite, elle a dilapidé le peu de crédit qui lui restait. Enfin, la mascarade du dimanche 25 octobre 2015, suite logique des travers de la France en Côte d'ivoire a clos un épisode qui est à ranger dans nos annales. Pour nous et pour les générations futures. Pour notre mémoire nationale voire pour la mémoire continentale. En ce dimanche de malaise face à la tricherie validée à distance, de l'intérieur du palais présidentiel français, le vainqueur n'est pas celui qui est annoncé. Le boycott de ce scrutin appelé par le Front Populaire Ivoirien et ses alliés dignes (KKB étant allé faire de l'accompagnement à Dramane Ouattara) de la CNC a fonctionné à merveille. Et ce, au-delà des projections faites par les faussaires ainsi que les fossoyeurs de la démocratie ivoirienne. En intégrant l'idée d'assassiner notre démocratie après avoir massacré des milliers de nos compatriotes, la France et ses rebelles n'ont pas pris en compte un paramètre très éloquent. C'est celui de la détermination qui commande tous les peuples ayant soif de liberté et jaloux de leur dignité. Dans la boue du marigot ivoirien qu'ils n'arrivent pas à dompter, ex-Gaulois et dozos d'aujourd'hui pataugent comme des bébés, mentent à dessein, fantasment sur des taux de vote positif. Bien sûr que des chiffres seront brandis dans les heures et les jours à venir. Ils seront ronflants. Très gros. Ils donneront lieu à des congratulations de ceux qui les ont fabriqués depuis belle lurette. Il sera dit et écrit que les laquais de service, au service exclusif des néo-colons, ont triomphé dans la Côte d'ivoire que nous connaissons bien. Celle qui bon an mal an crie son aversion contre les injustices. Lorsqu'il sera chanté des taux de participation records et imaginaires à cette manigance de mauvais goût, le peuple de Côte d'ivoire rira bien. Lui seul sait ce qu'il s'est réellement passé dans notre pays en ce dimanche de l'entourloupe. Georges Taboah.

lundi 26 octobre 2015

PHILIPPE KOUHON EN MISSION COMMANDEE POUR OUATTARA


Les mange-mil de la lutte carburent à fond en cette journée de mascarade électorale. Il y a visiblement beaucoup d'oseille à se faire. Ainsi Philippe KOUHON nous gratifie d’une vidéo éloquente de parti pris et de tricherie organisée, lui qui en d'autres temps se faisait passer pour un journaliste engagé pour la vérité et la justice de son pays aux côtés de la CÔTE D'IVOIRE libre et indépendante incarnée par Laurent GBAGBO.


A l'époque il paradait autour des "leaders" de la Résistance, enfin de ceux qui avaient de quoi lui graisser la patte. Depuis quelques mois, on le voit roucouler aux pieds des barons de OUATTARA en mal de légitimité. Quand on pense que des Abel Naki et autres Zap Krasso n'avaient de cesse de le faire participer à toutes les réunions de ladite Résistance ivoirienne et panafricaine de France y compris celles où la discrétion était de mise... Au moins les choses sont claires aujourd'hui : il ne cache plus pour qui il roule. Cette girouette de faux-journaliste n'a même pas la décence de respecter une objectivité de façade en affichant par exemple les 7 candidats en lice dont 6 servent de caution au candidat-président inéligible OUATTARA. C'est pourtant lui qui se pare du titre de "journaliste d'investigation". Ôtez-moi d'un doute, mais il me semble que lorsque l'on revendique ce statut, il faut avoir les qualités qui vont avec… Ou au moins faire semblant. Ainsi on s’attendrait à ce que Monsieur Philippe KOUHON, journaliste d’investigation épuise son sujet en allant tendre son micro à ceux qui appelaient au boycott de ces élections par exemple. Au lieu de cela, il commence son reportage par deux photos de soutien à OUATTARA. Il nous fait croire que tout va bien au Palais de MONTREUIL lieu de vote des Ivoiriens de FRANCE. Il va jusqu'à faire un micro-trottoir vraiment représentatif de la parodie d'élections en cours :

- « On veut que la paix revienne » (c’est donc admettre qu’elle n’est pas encore revenue CQFD) ;
- "nous les vrais Ivoiriens" partisans du candidat OUATTARA (tiens qui parlait de la prétendue xénophobie des partisans du Président Laurent GBAGBO ?),
"Tchang le Dozo de PARIS"
- « C’est Tchang le Dozo de PARIS, y a la motivation, y a la mobilisation. Et aujourd’hui y a pas de souci. Toutes va se passer tranquillement.» (évidemment, maintenant qu’ils sont au pouvoir, ils n’ont pas besoin de recourir à la violence à laquelle ils sont habitués, tandis que nous partisans de Laurent GBAGBO avons été élevés dans le respect du principe de non-violence active sauf légitime défense) ;
- Opération « 1 coup chaos »

Philippe KOUHON soucieux de bien mettre en scène ces fausses élections apaisées avec un taux d’enrôlement, un taux de retrait des cartes d’électeurs, un retrait de 3 candidats et un appel au boycott d’une grande partie des dirigeants politiques continue son « investigation » en interrogeant différentes « personnalités » du RDR ou pro-candidats caution de la parodie d’élections :
- Un Monsieur qui semble parler au nom de la CEI se veut très rassurant sur le déroulement du vote. Il y a 16160 électeurs inscrits à PARIS, le reste en Province;
- On nous fait croire ensuite que le système biométrique est très efficace et justement rejette une dame qui ne comprend pas pourquoi. On apprend que cet assesseur qui se vante d’exécuter les consignes à la lettre est un représentant du FPI dit-il d’AFFI « Les gens malgré le boycott, ils sont venus voter ».
Représentant du candidat AFFI
« J’espère que ce soir on va sabrer le champagne et que OUATTARA va partir » (un journaliste digne de ce nom aurait dû évoquer l’existence de deux mouvements antagonistes du FPI (celui dirigé par le Pdt Laurent GBAGBO élu à plus de 95% à l’issue du Congrès de Mama en mai dernier) et celui de Pascal AFFI N’GUESSAN qui se targue de conduire une liste en vue de la libération du Président Laurent GBAGBO alors qu’il a été exclu du FPI canal historique, celui du Pr Laurent GBAGBO et des autres pères fondateurs dont Aboudramane SANGARE depuis le Congrès précité) ;

- « Il y a une forte affluence, une ambiance bon enfant, le palais des Congrès a été pris d’assaut ; c’est la preuve qu’il y aura un changement dans la Diaspora » nous dit un participant qui ne donne pas son nom mais se présente aux côtés de la représentante d’Henriette LAGOU ;

DALI Ramatou Représentante
d'Henriette LAGOU
- « En tant que représentante de Mme LAGOU, on voit que ce matin il y a eu un peu d’affluence, bon pas ce que l’on attendait parce que les bureaux sont vides, mais quand même, on espère que les Ivoiriens vont entendre, on a toute la journée. Donc on espère que les Ivoiriens vont sortir massivement pour venir voir ce changement-là qu’ils attendent pour leur pays. Je vous remercie ». « Votre nom ?» demande le « journaliste »: « DALI Ramatou »

Vincent GNIZAKO
Délégué du RDR 
- Drôle d’aveu que ceux de Vincent GNIZAKO délégué du RDR qui explique sans rire que le vote n'a pas pu commencer à l'heure prévue officiellement « car la salle était occupée par d’autres personnes pour la nuit ; le temps de la mettre en l’état et cela nous a pris du retard […]. Bon ça dépendra maintenant de l’affluence, en fin de journée, qu’est-ce qu’exactement ça va donner comme personnes étant dans l’impossibilité de voter. On pourra toujours régler ce problème-là. Sinon dans l’ensemble, c’est calme. Y a pas d’excitation particulière et on en est satisfait.» On est en droit de s’interroger sur ce que GNIZAKO du RDR entend par « on pourra toujours régler ce problème-là » concernant des personnes qui seraient dans l’impossibilité de voter… Pfffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff !!!

- « Je pense que pour l’instant les choses se passent dans le calme […]. Il faut
Georges AKA Représentant du faux-FPI d'AFFI
que les électeurs viennent massivement voter » commente ce faussaire de Georges AKA pseudo-représentant France du candidat AFFI dont il est de surcroît le neveu. A moins de souffrir d’une schizophrénie aigüe, on se demande comment celui qui invite les citoyens ivoiriens à participer à cette parodie d’élections alors que lui-même jouit du statut de réfugié politique et se garde bien de prendre le risque de rentrer au pays. C’est dire la confiance qu’il a dans les institutions ivoiriennes actuelles. Georges AKA est aussi celui qui en tant qu’ex-Secrétaire Général de l’Union des Réfugiés Ivoiriens de France (URIF) a pesé de tout son poids pour que cette association refuse d’apporter son soutien, voire même le moindre conseil à 4 demandeurs d’asile Ivoiriens. Il a notamment prétendu qu’en ce qui concernait le frère et le neveu de Firmin MAHE, l’affaire était trop politique (ben voyons, courage fuyons !) avant d’écrire sur son profil Facebook qu’ils étaient de faux-réfugiés politiques. Il a aussi à l’époque monté un CALCP (Comité d’Actions pour la Libération des Camarades Prisonniers politiques) qui a cessé d’exister dès que le « camarade prisonnier politique AFFI N’GUESSAN » a été libéré. On serait bien en peine aujourd’hui de citer une seule action concrète de cet opportuniste Georges AKA en faveur des prisonniers politiques. Il a également prétendu qu’AFFI N’GUESSAN avait fait verser 1000€ à Armand IRE quand nous nous battions pour que ce dernier puisse venir se faire opérer en France. Ce dernier a démenti avoir reçu la moindre somme à l’époque (octobre 2013). Mais comme lui-même est tout ce qu’il y a de plus ingrat et manipulateur, je ne saurais dire qui des deux dit la vérité… Une seule chose est sûre, Georges AKA fait preuve d’une détermination à toute épreuve, celle de se servir de la lutte pour exister, fusse en écrasant et en éliminant tous ses anciens compagnons de route. Il est en cela très bien épaulé par le triste sieur et mal nommé Koné Ladio Sankara.

« Tout se passe bien », un sentiment partagé par de nombreux électeurs selon Philippe KOUHON en mission pour OUATTARA :
- Séri Bahi celui que l’on surnomme le Pdt des Ivoiriens en France confirme ;
- La Présidente des femmes d’Abobo «Vraiment, on veut que les élections se passent bien sans la pagaille et tout»;
«Oui c’est bien organisé. Je pense que cette fois-ci on aura quand même une élection apaisée». C’est lui qui l’affirme mais son rire nerveux dément ses propos…


Au stade où il en est Philippe KOUHON devrait renoncer à se prévaloir du statut de journaliste d’investigation et assumer sa mission que l’on souhaite grassement rémunérée à défaut d’être moralement considérée : mange-mil du régime illégitime et liberticide d’Alassane Dramane OUATTARA. Christine Tibala.

Source : contrepoids

Côte d'Ivoire. Le « triomphe » annoncé d'Alassane Ouattara


Samedi 24 octobre 2015. 
Le président de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, s'était imposé par les armes en 2011, avec le soutien de la France et de l'ONU. Il devrait être réélu dans un fauteuil ce 25 octobre. Une farce électorale organisée sur fond d'arrestations d'opposants et d'atteintes aux droits humains.
Au lendemain de son plébiscite annoncé, le 25 octobre, les observateurs internationaux, la France, les États-Unis ou encore l'Union européenne enverront leurs télégrammes de félicitations et valideront la réélection attendue d'Alassane Ouattara, installé au pouvoir par les armes de la France et de l'ONU en 2011, au terme d'une crise postélectorale travestie en guerre civile. Au début du mois de décembre 2010, après un vote entaché de fraudes et d'irrégularités dénoncées autant par le camp du président Laurent Gbagbo que par celui de son challenger Alassane Ouattara, la Côte d'Ivoire s'était retrouvée avec deux chefs de l'État. Le premier, soutenu par son chef des armées et donné vainqueur par le Conseil constitutionnel ; le second, fermement appuyé par la France et les Nations unies, et certifié président élu par la Commission électorale indépendante.
On connaît la suite : au terme d'une guerre éclair gagnée par une rébellion portée à bout de bras par Nicolas Sarkozy ­ ami intime d'Alassane Ouattara­, Laurent Gbabgo est arrêté au palais présidentiel d'Abidjan, avant d'être transféré à la Cour pénale internationale, aux Pays-Bas, où il attend l'ouverture de son procès pour « crimes de guerre et crimes contre l'humanité ».

SOUDARDS PRO-OUATTARA

Progressivement, les exactions commises par les « comzones » ­ ces chefs de guerre pro-Ouattara qui ont mis le nord du pays en coupe réglée depuis une dizaine d'années ­ sont documentées par les associations de défense des droits de l'homme (1). Mais, en dépit de la promesse de l'instauration d'une justice impartiale, garante d'une réconciliation inachevée, aucun des soudards de Ouattara n'aura à rendre de comptes.
Près de 5 ans plus tard, l'actuel président ivoirien est toujours en recherche d'une légitimité, que le scrutin du 25 octobre pourra difficilement lui procurer. « Les récurrentes arrestations et détentions arbitraires d'opposants politiques créent un climat de peur qui compromet l'exercice de la liberté d'expression », avertissait ainsi Amnesty International au début de ce mois. Autre épine dans le pied d'Alassane Ouattara, plusieurs figures de l'opposition, dont l'ancien ministre des Affaires étrangères Essy Amara, ont suspendu leur candidature pour « ne pas se rendre complices d'une mascarade électorale ». Quant au représentant du parti de Laurent Gbagbo, l'actuel patron du Front populaire ivoirien (FPI) Pascal Affi N'Guessan, il fait face à une fronde interne au FPI l'accusant d'être une marionnette de Ouattara et de la France, afin de donner un semblant de suspense à cette réélection jouée d'avance.

L'OMBRE DE GBAGBO

« Si tu veux que (Laurent) Gbagbo soit libéré, va voter Affi », promettent les affiches du candidat du FPI, tandis que Pascal Affi N'Guessan poursuit sa campagne sur les terres du plus célèbre détenu de la Cour pénale internationale. « Chef de l'État de Côte d'Ivoire, j'aurai les moyens politiques, les moyens diplomatiques, les moyens institutionnels de faire en sorte que le président Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé (ancien chef des « jeunes patriotes » lui aussi interné à La Haye ­ NDLR) soient libérés », promet-il. Inutile de préciser que ce scénario improbable ne trouble guère le sommeil d'Alassane Ouattara. Marc de Miramon.
  • (1) Lire par exemple le « rapport de mission » publié par Amnesty International, le 22 février 2011, à propos des massacres commis à Duékoué, ou encore le rapport de l'ONUCI sur les violations des droits de l'homme en Côte d'Ivoire, publié le 10 mai 2011.